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Mais qui sait donc,
en France, qu'il y avait des commandos français à la tête des armées
alliées le 6 juin ? P.C BOCCADORO - 1erB.F.M.C
Ce que l'Histoire a retenu d'eux, c'est
ce débarquement de vive force à Ouistreham au matin du
6 juin 1944, où porteur du fameux béret vert badge à
gauche, ils donnèrent l'assaut à une plage où le
fer et le feu qui ressemblaient à l'enfer, s'acharnaient à
les stopper, puis à cette attaque dite "du Casino"
où l'ennemi subjugé vit ces hommes hurlant et tirant de
toutes leurs armes s' emparer sans coup férir des positions qui
avaient remplacé le fameux Casino détruit par les allemands...Quel
chemin les avait mené jusque là ?
Les Forces Françaises Libres ont rassemblé
des hommes divers, venus d'horizons différents, de milieux sociaux
différents, d'origines de cultures et de religions différentes,
mais qui tous avaient un même but: "Libérer la France!"
de la tyranie nazi et de la collaboration. Ils en oubliaient toutes
leurs différences, mieux ils les acceptaient en une fraternité
bien réelle dictée peut-être par les circonstances,
mais n'est ce pas les circonstances qui révèlent les hommes
? Il y eut des aviateurs, des fantassins, des marins, des artilleurs,
des parachutistes, des agents secrets et bien d'autres...Il y eut des
COMMANDOS. Ceci est leur Histoire.
Dés juin 1940, Churchill voulant apporter l'insécurité,
le désarroi et la désorganisation chez l'ennemi au coeur
même de ses dispositifs alors que celui-ci était tenté
de débarquer en Grande-Bretagne, avait créé des
Troupes Spéciales, paras et commandos. Rapidement, ces hommes
issus des vieux régiments britanniques revenus de Dunkerque dans
d'épouvantables conditions avaient adopté un style de
combat allant du faible au fort, du petit groupe vers le plus grand
nombre, mais leur tactique, leur audace et leur courage se révélèrent
rapidement trés payant. Le premier raid eut lieu dans la nuit
du 23 au 24 juin, en France dans la région de Boulogne - Le Touquet.
Peu concluant, il prouvait tout de même qu'on pouvait espérer
en cette méthode. Les Britanniques se mirent au travail...Toute
l'année 1941 fut occupée à former le corps et les
esprits, à doter ces hommes d'un maximum d'armes et de matériels
adaptés à leurs missions, à fabriquer les engins
de débarquement qui les transporteraient à pied d'oeuvre
et c'est ainsi que la période des raids à succés
commença. Dés mars les Iles Lofoten furent attaquées
et les raids y furent victorieux. En Ecosse à Achnaccary qui
allait devenir leur sanctuaire, les Commandos s'entrainaient sans relache
aux exercices les plus durs et les plus osés.

Ils ne sont pas encore des "Bérets
Verts "
La 1è Compagnie et son chien-mascotte
présentés à l' Amiral |

Thierry D' Argenlieu par le Cdt Philippe Kieffer |
LA 1ère
COMPAGNIE DE FUSILIERS MARINS COMMANDOS:
Parmi les volontaires français passionnés par ce genre
d'Aventure, se trouvait un Officier de Marine, réserviste comme
beaucoup de français libres, mais ardent et courageux. Il avait
rejoint l'Angleterre et était arrivé à Londres, le 19
juin 1940...
Il s'engage alors aux Forces Navales Françaises Libres sous le Matricule
13FNFL40, dés le jour même de leur création, le 1er juillet
1940. Sa connaissance de l' anglais le fait rapidement nommer Officier
interprète et du chiffre. Mais préférant l'action, il obtient de l'amiral
Muselier de constituer en avril 1942 les Commandos Fusiliers-Marins,
malgré la réticence des britanniques, mais sur de lui
il déclarait " je recruterai des hommes connaissant chaque
caillou de la côte" . La 1ère
Compagnie de Fusiliers-Marins Commandos forte de 16 volontaires
vit le jour. Elle s'installa à Camberley - fameux camp d'entrainement
des F.F.L pour y recevoir son instruction de base. Philippe Kieffer
est alors Enseigne de vaisseau de 1ère classe. Avec son adjoint le Lt
F Vourch, il entraine mais aussi recrute. Le Lt Pinelli ( ci-dessous)
et quelques légionnaires issus de la 13è D.B.L.E qui ont
combattu à Narvick rejoignent la Compagnie.
Bientôt commence un "training" commun
avec les Royal Marines Commandos au dépot de la Navy de HMS Royal
Arthur. Puis c'est le transfert vers le "Commando Training Center"
d' Achnacarry et le Commando N°2 à Ayr où l'Unité
parfait son entrainement. Le Lt Trepel rejoint, il sera l'adjoint de
Kieffer. La 1ère Compagnie compte maintenant une trentaine d'hommes.
Elle aura l'honneur de défiler à Londres le 14 juillet
1942, béret de marin à pompon rouge, battle dress et sur
la manche sous le titre FRANCE, le fameux tittle Commando et l'insigne
tissé des F.N.F.L
..............................
.....................Officier-Marinier
de la 1ère Cie- Remarquez ses insignes et l a casquette française
qu'il a gardé.
Le 10 aout, le Commando français est intégré
au 10th Inter-Allied Commando, en formation où se retrouvent
des Troops de tous les pays alliés en Grande Bretagne disposant
de Forces Libres - Belges, hollandais, norvégiens, polonais,
tchecoslovaques ainsi qu'une Troop ( la 3) formée de volontaires
anti-nazis des pays satellites de l'Allemagne. Les français libres
forment la Troop 1..
Entrainement avec la fameuse dague Fairbairn &
Sykes.
Ce 10th I.A Commando va intervenir le 19 aout 1942
à Dieppe, (Opération Jubilee) pour ce raid mémorable
"trop petit pour être un débarquement, trop gros pour
être un raid commando" mais qui pourtant malgré des
pertes importantes, donnera des sueurs froides à l'ennemi! Ce
raid offrit aux britanniques l'expérience nécessaire pour
les futurs débarquements et une certaine notoriété
aux français de la 1ère Compagnie et ses premières
Citations!
15 français avaient été intégrés
en grand secret aux Unités britanniques et canadiennes pour cette
opération.
La Troop 1 comprend désormais 53 hommes. Aprés Dieppe
elle reçoit encore une vingtaine de volontaires. Son effectif
à 81 restera alors stable. 68 hommes de cette Troop débarqueront
en France le 6 juin.
Début mars 1944, les Commandos dont les français recoivent
le béret vert qui va devenir celèbre au fil du temps et
le badge des Opérations Combinées (voir
chapitre insignes)
. Section
de la Troop N°1
LE 1er BATAILLON de FUSILIERS
MARINS COMMANDOS:
Une seconde Troop (N°8 du 10th
I.A Commando) va être mise sur pied aux ordres du Lt Trepel. Principalement
composée d' un Détachement de 45 fusiliers-marins du 2ème
Bataillon de Fusiliers Marins. (A.O.F-Liban-Egypte ) qui vient d'être
dissous , aux ordres du Lt Lofi, ce groupe stationne
à la Caserne Surcouf de Londres jusqu'au 16 juin 1943.
Il est bientôt rejoint par des évadés de France
et d'Afrique du Nord, portant l'effectif de la Troop à environ
90 hommes. Mais une rude sélection en élimine un certain
nombre et son effectif retombe à 75 hommes.
En juillet, tout commence alors pour eux. Ils sont envoyés en
stage à Achnacarry en Ecosse pour un mois d'un entrainement extrême.
Un seul d'entre eux sera éliminé. Seul pose dans le stage,
le 14 juillet que nos amis britanniques respectent.
En fin de stage le Lt Trepel est nommé Capitaine.
Le 1er B.F.M.C est créé officiellement en mars 1944. aprés
que le Commando N°10 soit dissous.

Troop TREPEL- N°8 - janvier 1944 -1 Le Cne
TREPEL, 2- Le Lt HULOT, - 3 Le Lt LOFI -Photo de janvier 1944
Le 16 avril 1944, le 1er B.F.M.C est
intégré au n°4 Commando , sous les ordres du lieutenant-colonel Robert
Dawson. Le 25 mai 1944, le " commando 4 " rejoint le camp C-18 de Titchfield,
près de Southampton, et la 1ère Special Service Brigade de Lord Lovat,
dont il fait partie. Les hommes sentent bien
que désormais quelque chose d'important se prépare.
Précisons que 4 Luxembourgeois sont rattachés au 1er B.F.M.C
- Ce sont : Antoine NEVEN, Jean NEVEN, Jean REIFFERS et Félix PETERS.
Ils débarqueront le 6 juin avec leurs camarades du 1er B.F.M.C
et feront partie des fameux 177.
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60ème Anniversaire
de la disparition du Commando Trépel 27 fevrier 2004, Wassenaar
Comme chaque année, le 60ème
anniversaire de la disparition du Capitaine Commando Trépe et
de ses 5 hommes de la Troop 8, s’est déroulé le 27 février 2004
à Wassenaar à 12 km au nord de La Haye là où eut
lieu le raid. Cet Officier -Commando français a disparu ainsi
que ses hommes sur la plage de cette commune dans la nuit du
27 au 28 février 1944 au cours d' un raid d' incursion. Leurs
corps ne furent identifiés et retrouvés qu' aprés
la Libération. La cérémonie a été, en autre, présidée
par Mme l’Ambassadeur de France et M. le Maire de Wassenaar.
Un piquet d’honneur de l’ actuel « Commando Trépel » et d’un
bâtiment de la Marine Nationale ancré au large avaient été délégués
pour l’événement.
Par son ampleur, son caractère solennel,
le nombre de personnes présentes et la couverture médiatique
relativement importante dont elle a bénéficié, la commémoration
du 60ème anniversaire de la disparition du Capitaine Trépel
sur le rivage de Wassenaar à la "borne 91"
ou s'élève leur Monument, dans la nuit du 27 au
28 février 1944, aura sans nul doute été un événement marquant.
Parmi les personnalités invitées à cette cérémonie figuraient
son Excellence Mme Anne-Gazeau-Secret, Ambassadeur de France,
le fils André du feu Capitaine Charles Trépel, ainsi
que de nombreux représentants des autorités civiles et militaires
néerlandaises. L’actuel Commando Trépel avait également effectué
le déplacement afin de participer à un piquet d’honneur. En
outre, la Marine Nationale avait tenu à rendre hommage à la
mémoire des "Commandos" par une présence au large
du Patrouilleur « Le Flamant
». Cette cérémonie aura de plus été marquée par la présence
de nombreuses associations d’anciens combattants aussi bien
français que néerlandais.
Commémoration Annuelle
de la dispartition des six Commandos français 27/02/2006
Le lundi 27 février, comme chaque
année, six commandos français ont été commémorés à Wassenaar.
Plus de cent anciens-combattants, des dizaines d’intéressés,
ainsi que des représentants entre autres du ‘Corps des Commandos’
et des forces armées françaises ont assisté à cette cérémonie.
Les six commandos avaient été amenés près des côtes par un navire
britannique. Ils ont été mis à terre avec un canot pneumatique
pour exécuter une mission de courte durée. A quatre heures du
matin, ils devaient être récupérés par le même navire. Ils ont
sans doute été surpris par le déclenchement de fusées et par
des patrouilles allemandes et se sont cachés dans les dunes.
Ils n’ont pu partir que la nuit suivante dans leur canot et
se sont noyés en tentant de rejoindre l’Angleterre. Leurs corps
ont été retrouvés les jours suivants par les Allemands et enterrés
comme "aviateurs de la RAF"; Aujiourd'hui leurs corps
ont été foremellement reconnus.
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(à suivre...)
UN DOSSIER SPECIAL 6 JUIN 1944 SERA MIS EN PLACE POUR LE 60ème
ANNIVERSAIRE
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