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LE CAPITAINE-AUMONIER RENE
de NAUROIS:
Le Père de Naurois et le Colonel Dawson
René de Naurois est né le 24 novembre
1906 à Paris -9ème -étant originaire d'une famille de propriétaires
agricoles de Haute-Garonne. Aprés des études universaitaires,
il est licencié ès-sciences mathématiques puis licencié en Lettres et
Théologie de l'Université de Toulouse. Il effectue une Préparation
Militaire Supérieure -spécialité Artillerie- de
1926 à 1928 à Toulouse. Malgré une Réforme temporaire pour raisons
de santéqui lui est renouvelée plusieurs fois, il effectue finalement,
à sa demande, son service militaire en 1931 comme E.O.R à l' Ecole d'Artillerie
de Poitiers.
René de Naurois est ordonné prêtre le 29 juin 1936. Il est nommé aumônier
adjoint de la colonie de langue française à Berlin de 1937 à 1939 ce
qui lui permet d'observer" in situ" l' application de la doctrine
nationale socialiste au pouvoir en Allemagne. Mobilisé en qualité de
lieutenant de réserve au 93ème Régiment d'Artillerie de Montagne puis
affecté au 1er Bureau de la 1ère Armée pendant la campagne 1939-1940,
il est démobilisé le 1er août 1940.
René de Naurois décide alors de rejoindre la France Libre dès
la fin juin 1940, il en demande l' autorisation à son évêque, Monseigneur
Saliège (qui sera lui-aussi fait Compagnon de la Libération), qui le
lui refuse. De 1940 à 1942 il est l'aumônier de plusieurs groupements
universitaires en France et, parallèlement, à partir de la fin de l'année
1940, participe activement à la résistance en zone libre, à Pau, à Grenoble,
à Toulouse au sein du mouvement "Vérités", qui deviendra le mouvement
"Combat", animé par son fondateur Henri Frenay. L' Abbé de Naurois fait
de nombreuses prédications contre le National Socialisme, notamment
à l' Ecole des cadres d' Uriage dont il est chassé en juin 1941 sur
intervention de l' Amiral Darlan. A partir d'octobre 1941 à Toulouse,
il constitue un noyau de Résistance groupant des étudiants et des ouvriers
et vient en secours aux victimes de la législation antisémite du gouvernement
de Vichy. Il entre également en décembre 1941 dans le mouvement de Résistance
"Témoignage Chrétien". Au cours de l'année 1942, il organise le sauvetage
d' Israélites en leur faisant passer la frontière suisse à Argentières
en Haute-Savoie. Ses activités suscitent également à plusieurs reprises
l'intérêt de la police de Vichy. Le 6 novembre 1942, les Allemands font
une perquisition à son domicile de Toulouse. Interrogé au Groupe Mobile
de Réserve, remis en liberté temporaire, il est alors entendu que le
père de Naurois devra répondre quelques jours plus tard à un questionnaire
adressé directement par Otto Abetz qui avait connu René de Naurois à
Berlin en 1937. Celui-ci quitte alors son domicile de Toulouse où les
Allemands se présentent vainement cinq fois jusqu'au 15 décembre 1942.
L'Abbé de Naurois, traqué par la Gestapo, est cette fois autorisé à
se rendre en Angleterre par Monseigneur Saliège.
Il réussit à franchir la frontière
espagnole le 26 décembre 1942 et gagne l' Angleterre, où il arrive le
15 mars 1943 (via Gibraltar). Engagé aux Forces Françaises Libres en
avril 1943 et bien que d'une santé fragile, il demande à rejoindre les
Commandos en qualité d'aumônier, mais il est nommé à la Direction de
l'Aumônerie Générale en Grande-Bretagne. Aprés une nouvelle demande,
il obtient d'être affecté aux Commandos pour les opérations de débarquement.Il
rejoint le 1er B.F.M.C en mai 1944. En qualité d'aumônier du 1er Bataillon
de Fusiliers Marins Commandos, il débarque en Normandie, à Colleville
le 6 juin 1944, faisant partie, ce jour là, avec ses 177 camarades,
des seuls Français à avoir posé le pied sur le sol de Normandie. Avec
eux il va enfin réaliser son souhait le plus vif : prendre part avec
une unité combattante aux opérations militaires contre l'occupant. Il
débarque sur la plage de Colleville avec le Bataillon et sous le feu
de l'ennemi administre les derniers sacrements aux blessés et aux mourants,
qu'ils soient Français ou Britanniques. Pendant la journée, il
remplace volontairement le Capitaine Médecin Lion tué dès les premières
heures du combat et se dépense sans compter pour soigner les blessés.
Ce seul 6 juin 1944, l'unité du Père de Naurois comptera 40% de pertes.
Il assistera ses compagnons tout au long de cette dure campagne de Normandie.
Il est omniprésent à leurs cotés. Le 1er novembre
1944, relevant à peine de maladie, il participe, avec son unité, au
débarquement de Hollande, sur l' île de Walcheren et à la prise de Flessingue
encore occupée par l' ennemi. De fin novembre 1944 au 1er mai 1945 il
est en traitement dans un hôpital en Angleterre et le 2 mai 1945, il
est de retour au 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos en Hollande.
D'octobre 1945 à mars 1946, il sert à Berlin dans l'Armée d'occupation.
Démobilisé, le père de Naurois retourne au diocèse de Toulouse, où il
enseigne dans les Facultés libres. Promu Lieutenant-Colonel du cadre
de réserve, il fait plusieurs découvertes ornithologiques importantes,
en 1959 et 1960, en Mauritanie, qui lui valent d'entrer au CNRS en 1960
dans la section biologie animale. En 1969, il soutient sa thèse de Doctorat
d' Etat sur les oiseaux de la côte occidentale d'Afrique et est nommé
correspondant du Museum National d'Histoire Naturelle à Paris.Il est
l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur le sujet. En 1989, il
se voit conférer le titre de "Juste parmi les nations" par le Mémorial
de Yad Vashem en Israël pour son action en faveur des juifs pendant
l' holocauste.
Il est décédé à l'age de 99 ans
le jeudi 12 janvier
2006 à Brunoy (Essonne). Il est enterré
le 17 janvier suivant au cimetière de Ranville - Première
commune libérée en 1944 - aux côtés de ses
camarades Commandos selon son voeux. Il était le dernier Compagnon
de la Libération vivant du 1er B.F.M.C.
SES DECORATIONS:
• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 1939-45 (2 citations)
• Military Cross (GB)
• Officier de l'Ordre National de la République Islamique de Mauritanie
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Une
des dernières photos du Bon Père René de
Naurois aux côtés de son petit neveu Alexandre Poussin
que nous remerçions pour nous avoir autorisé à
diffuser ce document sur notre Site.
C'était en fin 2005. On retrouve bien sur ce cliché
le visage rayonnant du Père, qui fut tout au long de sa
vie un preux chevalier des temps modernes dont il fait bon s'inspirer
de nos jours. Il correspondait en tous points à cette Chevalerie
que fut la " France-Libre "où le soucis de l'homme
et de la Liberté avait mené ses membres à
offrir leur jeunesse et leur avenir pour les générations
futures. Ce combattant "sans armes" en possédaient
d'autres: ardeur, volonté, courage, générosité,
don de soi, grande attention envers les autres. Merci Père,
de tout coeur, nous ne vous oublierons jamais. |
Le
livre du Père de Naurois écrit lors du 60è Anniversaire
du Jour-J
(cliquez ici)
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LE LIEUTENANT
PAUL CHAUSSE
Paul Chausse est né prés de Granville en
janvier 1915. Il s'engage dans la Marine en 1932 et se voit démobilisé
en 1937 aprés cinq ans de service. En 1939 il est mobilisé,
participe à l'évacuation de la poche de Dunkerque et rejoint
ainsi la Grande Bretagne où dés son arrivée il
rallie le Général de Gaulle. IL s'engage alors aux Fusiliers-Marins
et participe aux campagnes d'Afrique Equatoriale et du Moyen-Orient.
De
retour en Grande Bretagne en 1943 il rejoint les Commandos. Aprés
un dur entrainement en particulier à Achnaccary à la fameuse
ecole des commandos, il reçoit le commandement d'une Section.
En janvier 1944 il commande un Groupe qui effectue le raid "Hardtack
26" sur Middelkerque (
nuit du 20 au 21 janvier 1944) en Belgique.
Le Sergent Major Paul Chausse appartient à la Troop N°8 du
Lt LOFI lorsqu'il débarque à Ouistreham le 6 juin 1944.
Participant à tous les combats de son Unité, il mêne
le 20 aout 1944 dans le Bois de l'Epine une contre-attaque avec sa section
à la baïonnette
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et ramène de nombreux prisonniers.
Aprés 78 jours au front il est ramené en Angleterre pour
y préparer le débarquement de Flessingues en Hollande
( novembre 1944)
Entretemps
il a été nommé Lieutenant aprés la Campagne
de France.
L'important raid de Hollande est destiné à libérer
l'embouchure de l'Escaut et à prendre le port d'Anvers.
Rejoignant aprés la guerre la vie civile, il devient Chef du
personnel de la Sté Cinzano et continue à ouevrer pour
le souvenir de ses camarades.
On lui doit entre autres les magnifiques vitrines du Mémorial
des Compagnons de la Libération à Paris consacrées
au 1er B.F.M.C.
Il est décédé le 4 mai 2005 à L'Aigle et
ses cendres ont été dispersées le 6 juin suivant
au dessus de la plage où il avait débarqué 61 ans
plus tôt.
SES DECORATIONS:
• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 1939-45 (3 citations)
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